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02 mai 2007

Atelier de vulgarisation de la convention des nations unies contre la corruption dans sept (7) ministères

L’ANLC a amorcé à compter du 20 avril 2007 une série d’ateliers consacrés à la diffusion/vulgarisation de la Convention des Nations Unies contre la Corruption dite encore « Convention de mérida ».  Elle est structurée autour de 71 articles répartis entre 8 chapitres.

Adoptée en décembre 2003 par l’Assemblée Générale des Nations Unies en sa Résolution 57/169, ladite Convention est mondialement reconnue comme l’un des meilleurs outils de promotion de la bonne gouvernance en terme de prévention et de répression de la corruption ainsi que ses pratiques assimilées. Plusieurs pays dont la République de Guinée l’ont ratifiée.

L’organisation de ces ateliers s’inscrit dans la mise en œuvre d’une recommandation de l’ONU, formulée lors du séminaire régional organisé à Dakar par l’Organisation des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), et la Conférence Internationale sur la Corruption organisée, sous le leadership de l’ONU, par Transparency International au Guatémala.

Sont ciblés par ces Ateliers, les cadres dirigeants du secteur public (Secrétaires Généraux, Chefs de Cabinet, Directeurs nationaux, Chefs de Division et de section) opérant dans les  Ministères clés de la Gouvernance (Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, Ministère des Travaux Publics, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Ministère de l’Emploi, de la Fonction Publique et de la Réforme Administrative, Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique, Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan), les magistrats, les parlementaires, quelques Organisations de la Société Civile et les forces armées. Soit près de 1 500 personnes. Ils ont pour objectif de  faire connaître davantage la Convention, promouvoir son internalisation par les bénéficiaires ainsi que sa transposition dans le réel concret en vue de faire adopter à chaque Guinéen un comportement citoyen face à la corruption.  Ceci est d’autant plus important que les résultats de l’Enquête Nationale sur la Corruption et la Gouvernance (ENACOG) menée en 2003 indiquent clairement que la corruption est structurelle en République de Guinée et que de ce fait, aucun secteur n’est épargné. C’est ce que soulignera, entre autres, le Ministre du Contrôle Economique et Financier, de l’Ethique et de la Transparence, M. Saïdou Diallo, à la cérémonie d’ouverture des Ateliers : « La réalité, c’est aussi … la corruption et l’impunité qui présentent une triste image du pays, reconnues par tous nos partenaires au développement ».

Au menu des  ateliers, des discours des officiels, deux exposés portant l’un sur « Une vue d’ensemble de la convention des Nations Unies contre la corruption avec quelques résultats de l’enquête sur la corruption et la Gouvernance en Guinée », et l’autre sur « La présentation des outils pédagogiques » essentiellement composés de boîtes à images. Le tout est corroboré par des débats, l’élaboration de la « Liste récapitulative des questions/réponses » et la mise en place du Comité de Suivi des Recommandations allant dans le sens de l’opérationnalisation de la « Commission d’Harmonisation de la Convention d’avec le Projet de Loi anti- corruption ».