8 Mars : Le PNUD appuie le Ministère de l'Action sociale de la promotion féminine et de l'Enfance pour la réalisation d’un film documentaire sur l’excellence de la femme rurale guinéenne

1 mars 2018

Des femmes dans l'activité de Maraichage

 L’humanité va célébrer le 8 Mars la Journée Internationale de la Femme. Le thème retenu cette Année est en Guinée est : ‘’Défis et opportunités’’ qui sont offerts aux femmes rurales pour être autonomes. Mais aussi défis et possibilités offerts pour réduire les inégalités entre les hommes et les femmes ».

Dans cette perspective, l’appui du PNUD a été sollicité par le Ministère de l’Action sociale de la promotion féminine et de l’enfance pour la réalisation de deux films qui mettent en exergue l’image de l’excellence de la femme rurale guinéenne.

C’est ainsi qu’une équipe de tournage a été déployée sur le terrain du 17 au 27 Février 2018 pour faire le tour du pays afin pour rencontrer ces braves femmes leaders qui dans leurs activités quotidiennes diverses, inspirent confiance, font la fierté du Pays et constituent un exemple pour les autres femmes.

La rencontre avec ces femmes modèles  a permis de comprendre leur histoire, le secret de leur réussite, leurs succès et difficultés, les appuis obtenus, les possibilités d’accès aux ressources (crédits et autres), l’impact de leurs activités dans leurs conditions de vie et de travail, l’accompagnement des époux, leurs messages à l’endroit des femmes à l’occasion du 8 Mars et leurs attentes par rapport au Gouvernement à travers le Ministère de l’Action sociale de la promotion féminine et de l’enfance.

Dans le secteur de Kaléyiré, District de Katako, dans la sous-préfecture de Bintimodia à Boké, visité le Samedi 17 Février 2017, par l’équipe de tournage, Mariam Bangoura dirige un groupement de femmes de 45 membres qui font l’extraction d’huile de palme. Elle a réussi à impulser un dynamisme de groupe parmi ces femmes qui ont démarré par des cotisations hebdomadaires de 2000Fg avant de bénéficier de l’appui en équipement du Centre d’appui au développement une ONG américaine.  Les rendements sont assez élevés. Les hommes vont à la récolte des régimes et les amènent pour l’extraction. Le payement se fait en nature. Les femmes reçoivent deux litres sur chaque bidon de 20 litres produits par les femmes du Groupement. La production s’arrête pendant la saison pluvieuse à cause du manque de Hangar et l’état de la route qui nous empêchent d’écouler notre production vers le marché de Kamsar. Nous n’avons pas accès aux crédits et nous sollicitons du Ministère de l’Action sociale des Chariots pour le transport des régimes et la formation (alphabétisation) des femmes du groupement a indiqué Mme Mariama Bangoura, Présidente du Groupement.

Sous le leadership de Mafoudia Soumah, le Groupement féminin du village de Woyé-Woyen, District de Tanah, sous-préfecture de Kalia dans Forécariah a bénéficié d’un appui de 25 000 dollars de l’Union Africaine pour faire du maraichage avec notamment la culture des tomates, de l’aubergine, du gombo et du piment.

Ce montant a permis la construction d’un magasin de stockage pour le village mais aussi de mettre en valeur une exploitation de 6 ha. Ces femmes qui ont toujours loué des domaines d’exploitation sont désormais autonomes. 

La seule difficulté évoquée, reste la mise à disposition d’un moyen de transport de la production vers le marché de Forécariah centre.

A Dalaba, Mariama Dioudé Diallo est une femme modèle qui prend des initiatives depuis 1985 en créant l’Association des couturières de Tangama (ACT) dans la Commune urbaine de Dalaba. Avec au départ 5 femmes, cette Association compte aujourd’hui plus de 160 femmes qui font la couture, le tricotage, tenue d’apiculture etc… Elle gère en même temps l’Union des teinturières de la Moyenne Guinée. 

Avec l’appui inconditionnel de son mari, elle a également monté une garderie fréquentée par plusieurs enfants de Dalaba dont ses propres enfants sont aujourd’hui dans les plus grandes universités européennes et nord-américaines. Mon combat est de rendre la femme guinéenne autonome et responsable. Nous mettons tous les moyens à notre disposition pour les former, leur donner une adresse, un cadre pour partager leurs idées et créer l’unité des femmes. J’appelle toutes les femmes à se lever, à travailler, chercher des idées, d’accepter de commencer petits et persévérer afin de jouer efficacement son rôle dans la société, satisfaire certains besoins de la famille sans l’apport du mari a lancé Mme Mariama Diouldé Diallo comme message aux femmes. Elle a bénéficié de l’appui de plusieurs partenaires (Plan guinée, FEM, USAID, World Education, CECI, FOGUIRED, et de l’ONG Solidarité Guinéenne pour le Développement). Elle a été plusieurs fois primée, lauréate de plusieurs prix concernant la femme guinéenne en Afrique et ailleurs dans le Monde.

A Labé, le Groupement des femmes teinturières de Djolou à Labé, été créé en 2009 sous l’initiative de Mme Rouguiatou Baldé qui, enseignante au départ, a décidé de changer de département au profit du Ministère de l’Action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance. Nous avons regroupé les femmes, décidée à changer leur vie en apportant leur contribution dans la famille. 

Nous étions 11 femmes et 1 homme au départ, le Groupement compte aujourd’hui 60 femmes. Nous avons commencé par une cotisation de 200000 Fg pour chaque membre. Nous vendons généralement sur commande en Guinée et au Sénégal. Et les bénéfices sont partagés entre les membres du groupement. 

La clé de réussite de notre Groupement c’est notre engagement mais également la transparence qui caractérise la gestion du Groupement.

Hadja Saran Konaté, parmi les femmes modèle, dirige avec dextérité le Groupement Konko Magni (combattre la faim) à Kankan. Ce groupement de 150 membres dont 7 hommes exploite un domaine agricole de 7ha pour faire du maraichage, obtenu grâce à l’appui du Programme d’accompagnement des communautés pour la protection des enfants PACOPE sur financement de SOS Luxembourg. Elles pratiquent la culture du chou, de la salade, de l’aubergine. 

L’idée de création de ce Groupement réside dans sa volonté d’amener les femmes vers la terre et non vers les marchés. C’est ainsi qu’Hadja a décidé de faire du porte à porte pour réunir une quarantaine de femmes afin de démarrer les activités de maraichage avec un premier appui du Centre régional de recherche agronomique de Bordo (CRAB).  Après l’obtention de l’agrément, le PAM a fait un important don au Groupement en riz, Haricots et Huile. Le Groupement a revendu le riz à 600 000 FG, montant qui a servi à l’achat de barbelai et de bois pour clôturer et sécuriser leur domaine d’exploitation. 

Ensuite c’est l’Association pour le développement des initiatives communautaires (ADIC) qui vient en appui au Groupement en offrant à chacune des 45 femmes du groupement un arrosoir, une houe et un râteau. Ce qui a permis d’augmenter les rendements en alimentant suffisamment tous les marchés de la commune urbaine de Kankan en produits maraichers. Le Groupement intervient dans la protection des enfants vulnérables.  

Actuellement le Groupement prend en charge les frais de scolarisation d’un orphelin de Kankan. Grâce au maraichage nous arrivons à subvenir aux besoins des enfants en termes d’alimentation, de soins et de scolarité. J’invite toutes les femmes à travailler car seul le travail dans l’honnêteté et la rigueur paie. J’ai commencé ce métier dans les années 80. J’ai réussi à transformer le Groupement en Union puis en Fédération. Mais je commence à prendre de l’âge. Ainsi, je prépare la relève car ce métier doit continuer c’est pourquoi, les enfants, après leur école viennent nous assister et apprendre ; J’en suis vraiment fière a lancé Hadja comme dernier message avant de solliciter du Gouvernement l’obtention de tricycles et brouettes pour le transport des produits, de machine pour faciliter l’arrosage, forage électrique et d’une clôture grillagée. 

L’une des femmes battantes, choisies à Kankan pour les besoins de ce documentaire, reste aussi Mme Nanténin Condé, Présidente l’Association des femmes techniciennes et technologues, créée en 1999 et qui s’occupe de la transformation agroalimentaire, des fruits, légumes, céréales et tubercules. Mme Nanténin dans son initiative est accompagnée par plusieurs partenaires notamment la FICA. La construction du local est réalisée par la Fondation pour le Développement de l’Afrique ADF (Congrès américain). 

Les emballages sont financés par l’Ambassade des Etats Unis. L’ONUDI a apporté son appui dans la construction du tunnel qui sert de séchage pour la préservation des produits, de la poussière et des bactéries et l’UNFPA intervient dans la formation des femmes guéris de la fistule obstétricale.  

Le PNUD à travers le PDLG a aussi apporté son appui dans la formation des femmes dans le domaine céréalier. L’agrément obtenu en 2000 a permis à l’Association de bénéficier de plusieurs appuis et conseils. Nous avons créé cette Association pour valoriser la femme guinéenne à travers l’apprentissage des métiers, l’exploitation et la transformation sur place des produits tels que la mangue, le Karité, le Soumbara, le piment, les feuilles de patates. 

J’ai eu la chance d’effectuer plusieurs voyages d’études qui m’ont permis d’acquérir des expériences que je mets au service de mon Pays. J’invite ainsi le Gouvernement à soutenir les femmes à base, les femmes rurales pour que nous embarquions toutes ensemble dans le chariot du développement a indiqué Mme Nanténin Condé.

Mme Marliatou Diallo, gère sa propre entreprise familiale et excelle dans le domaine de la saponification (la production du savon Kaba koudou) et la revente de l’huile de palme à Guéckédou. 

Mme Marliatou Diallo prépare l’huile tirée de la graine de palmiste, une phase dans la préparation du savon

Elle a commencé ses activités pendant la première République, en allant prendre la marchandise auprès des commerçants et revendre et gagner un peu sur les bénéfices. 

Je travaille avec mes enfants qui après l’école, viennent m’aider. Je reçois beaucoup de commande de la part des grossistes. D’autres viennent prendre plusieurs quantités de savon pour aller revendre et me ramener dans les deux semaines. 

La production de morceaux de savon Kaba Koudou, les jeunes travailleurs se protègent les bras avec les moyens de bords contre les risques de brulures de la soude caustique

Comme moi-même, je faisais à l’époque. Deux de mes enfants ont finis les études et j’ai pu m’occuper de mon mari qui a été malade pendant 15 ans.  Je n’ai jamais pris de crédits néanmoins, je sollicite l’appui du Gouvernement pour l’obtention d’équipement de protection contre la soude caustique mais aussi une adduction d’eau.

Mme Agnès Sanyo est la Directrice du Restaurant ZALY, en face de l’Hôpital régional de Nzérékoré. 

N’ayant jamais fréquenté l’école et voulant être autonome, elle a décidé d’initier une activité de restauration en 2003. Elle démarre avec deux kilos de riz par jour.

Sa stratégie a consisté à vendre le riz en donnant gratuitement la viande ou le poisson contrairement aux autres restaurants. Elle faisait des démarches auprès des projets, ONGs, de l’Hôpital et structures de la place pour faire connaitre son restaurant.  

Aujourd’hui, elle peut cuisiner près de 75 kilos par jour et reçoit des commandes avec des menus variés à l’occasion de tous les grands événements de Nzérékoré. A partir de ce restaurant j’ai construit, je paie la scolarité de mes enfants, je me suis acheté une voiture. Je suis vraiment fière de moi. Je demande à toutes femmes de Guinée de prendre courage, de se battre pour être autonome.  Je sollicite l’aide du Gouvernement et de Mme la Ministre de l’Action sociale, des femmes et des enfants, pour des équipements tels des foyers améliorés car la fumée à partir du bois que nous utilisons nous fatigue beaucoup.

Fatoumata Binta Sidibé est l’une des deux seules femmes chef d’entreprise dans la construction de Nzérékoré, Entreprise Ramatoulaye Sidibé, Multi-services, après une longue expérience dans les ONGs.

Elle a tété encouragé par une de ses copines qui a eu à réaliser plusieurs infrastructures notamment la gare routière de Boffa et un pont à Beyla. Mme Sidibé, très battante a réussi à obtenu un contrat avec le PNUD par rapport à l’assainissement. 

Elle a aussi réalisé des blocs latrines (filles et Garçons) pour une école primaire de Nzérékoré. 

J’ai la chance d’être encouragée par mon mari qui est ingénieur en Génie rural. J’utilise mes relations personnelles notamment avec les commerçants de la place pour assurer le préfinancement de 30% généralement exigé. Le seul problème que nous avons dans ce domaine pour nous les femmes se situe pendant le dépouillement des Dossiers d’appel d’offre (DAO) et l’obtention des marchés pour ce secteur où les hommes sont favorisés.

Marie Florance Noramo a eu l’idée de création du Groupement des éleveurs d’aulacodes  Kpomaté é Kpoopo (aide-toi toi-même) en 2008. 

Ce groupement du district de Yapangaye dans la sous-préfecture de Boola dans la préfecture de Beyla, élève 50 têtes de porc, 25 têtes d’agouti et plus de 1500 escargots.


L’objectif a été au départ d’aider la population de Beyla et la Société Rio Tinto à accéder facilement à la protéine et d’éviter les feux de brousse qui font fuir les animaux. 

Ce groupement composé de femmes et d’un homme qui sert de conseiller vétérinaire fait aussi l’levage de petits ruminants (moutons et chèvres) et de volaille (pintades, poulet local et importé, des pigeons et canards. 

Notre travail ici en tant que groupement, nous a permis d’améliorer nos revenus et de supporter les dépenses des familles et des veuves ainsi que la scolarisation des enfants et les frais médicaux.  

Mais, il est parfois difficile de faire de l’élevage, c’est pourquoi nous avons un besoin urgent de machines de transformation pour les aliments, une machine presse à huile de palme dont les résidus vont permettent de nourrir nos porcs, une machine pileuse de riz et de manioc et une amélioration des loges des agoutis, des porcs et des poulets. J’appelle toutes les femmes de Guinée à se lever et se mettre au travail car ce que l’homme peut faire, la femme peut aussi le faire, vive les femmes, vive la Guinée et vive la Paix


Mamadou Saliou Diallo

Chargé des Communications PNUD Guinée

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