En bref: la riposte du PNUD contre Ebola en Guinée

12 nov. 2014

Le PNUD a réorienté son programme de pays en Guinée pour aider à lutter contre la crise socio-économique occasionnée par l’Ebola, en mettant l'accent sur trois priorités: engagement de la communauté pour arrêter la maladie et maintenir la sécurité, transferts de fonds pour assurer la continuité des services essentiels, et évaluation de l'impact socio-économique de la crise.

Ainsi, le PNUD a immédiatement mobilisé son programme de police de proximité à Conakry pour encourager la confiance, sécuriser les zones les plus défavorisées, signaler les cas suspects et éduquer les communautés sur les manières de se protéger. A cet effet, l'agence a mené des formations et déployé 500 policiers - dont beaucoup de femmes - dans certains des quartiers les plus vulnérables. Cette initiative sera également menée dans le sud-est, où l'épidémie est apparue.

A Conakry, le PNUD a également identifié et mobilisé son réseau de 2 500 jeunes volontaires aidant à prévenir la propagation de la maladie en distribuant du savon et du chlore et enseignant aux populations des quartiers comment se protéger.

En outre, le PNUD finance un centre d'alerte précoce, où les incidents de sécurité susceptibles d’éclater sont signalés et apparaissent sur une carte de géolocalisation. La communication s’effectue également avec 42 postes frontières. Cette initiative aidera à sécuriser les zones les plus touchées où la menace du virus Ebola a parfois déjà conduit à la violence.

 Le PNUD mène également une série d’études sur l’impact socioéconomique de la crise de l’Ebola. Ces études proposent par la suite un certain nombre de conclusions pour les décideurs.

Un apport mené conjointement avec le ministère des Finances a fourni des données préliminaires sur l'effet du virus Ebola sur l'économie, y compris une diminution de 10 pourcent de la production nationale de riz, une baisse de 60 pourcent du trafic aérien - une perte cumulée de 3 millions de dollars en six mois. Au total, la crise a entraîné une perte de chiffre d'affaires de 120 millions de dollars et des dépenses supplémentaires d'un montant de 100 millions de dollars, laissant un déficit financier de 220 millions de dollars.